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Province de Provence :
D'azur à la fleur de lys d'or surmontée d'un lambel de gueules.
Province de Corse :
D'argent à la tête de maure animée et tortillée aussi d'argent.
Province du Languedoc :
De gueules à la croix cléchée,
vidée et pommetée de douze pièces d'or.
Province du Roussillon :
D'or aux quatre pals de gueules.
Sur le tout, le blason de la ville de Marseille : D'argent à la croix d'azur.
 
CRS 6
Nice
CRS 26
Toulouse
CRS 27
Toulouse
CRS 28
Montauban
CRS 29
Lannemezan
CRS 53
Marseille
CRS 54
Marseille
CRS 55
Marseille
CRS 56
Montpellier
CRS 57
Carcassonne
CRS 58
Perpignan
CRS 59
Ollioules
CRS 60
Avignon
 
C.R.S. 6 - Nice (Saint-Laurent-du-Var (06)
A senestre : l’insigne représente une caravelle sur l’eau qui symbolise la ville de Paris. La 6 était à l’origine au Vézinet (78) mais la réquisition préfectorale lui permettant d'occuper la clinique Saint-Rémy devant expirer le 1er avril 1948 et dans le cadre de la dissolution des CRS 157 et 158 de Nice (06), elle fut transférée à Saint-Laurent-du-Var à la caserne des Galinières en mai 1948.

A dextre : le soleil est l’emblème de la côte d’azur et l’aigle couronné, emblème de la ville de Nice, est posé sur les trois monts : Alban, Gros et Chauve, surplombant la mer.

L’aigle à la tête tournée vers la gauche pour marquer le choix des Niçois en 1860 à être rattaché à la France.
C.R.S. 26 - Toulouse (31)
De gueule et or sont les deux couleurs de la croix de Toulouse, du Languedoc.

En héraldique, on distingue

- Les émaux.
- Les métaux qui sont l’or et l’argent.
- Les fourrures : l’hermine et le vair.

La croix de Toulouse rappelle l’origine territoriale de la CRS 26.
Habituellement, elle est représentée d’or sur champ de gueules.
Les deux lions sont représentés de face au combat et symbolisent le courage, la force et la magnanimité.

C.R.S. 27 - Toulouse (31)
L’insigne de la CRS représente les armoiries de la ville de Toulouse.

Cet écusson comporte trois couleurs : le rouge et l’or qui sont les couleurs du Languedoc et le bleu signifiant l’allégeance de la ville à la couronne de France.

 - En chef, un bandeau bleu avec les fleurs de lys d’or, symbole de la royauté.

 - En pointe : l'agneau Pascal nimbé, portant la Croix de Toulouse en bannière. L'agneau symbolise la force, il serait le signe premier de la ville et remonterait à l'époque romaine.
Selon Nicolas Berey (1663), la symbolique de l'animal s'expliquerait par le culte rendu à Jupiter, révéré sous la figure d'un bélier. Ce bélier païen aurait été par la suite représenté foulé par la Croix des Comtes de Toulouse. Le bélier finira christianisé, en agneau Pascal, tête nimbée, portant la Croix en bannière, ou passant devant elle et l'adorant
 - Les figures du centre, le château du Narbonnais à dextre et l’église Saint- Sernin à senestre représentent la configuration de la ville au Moyen Âge. En ces temps là, l’agglomération de Toulouse était divisée en deux parties ; la partie ville proprement dite avec comme édifice le château du Narbonnais et ses tours crénelées, et la partie bourg avec l’église Saint-Sernin.

C.R.S. 28 - Montauban (82)
« Lion d’argent armé et lampassé, la queue fourchue bondissant sur fond de gueules entrecroisées d’azur »

Le saule représenté sur le canton dextre de la pointe représente étymologiquement MONTAUBAN de deux façons :
1 : En langue d'Oc, Mons Alba : Alba signifiant "saule". Mont couvert de saules, par allusion probable à l'état primitif du lieu.
2 : Du latin Mons Albanus : montagne du saule, symbolisée par un mont sommé d'un saule étêté.

Le léopard symbolise la présence anglaise dans le Quercy au milieu du XVème siècle et la dynastie des Plantagenêt installée par la reine Aliénor d’Aquitaine.

C.R.S. 29 - Lannemezan (65)
L’insigne de la compagnie est un écusson en taillé.

En son chef, les lettres d’or CRS 29.

Canton dextre sur fond d’or, un lion léopardé de gueule du pays de la Bigorre, qui faisait partie au XVéme siècle des domaines des comtes de Foix Béarn, puis de leurs héritiers les rois de Navarre.

Canton senestre sur fond azur avec un isard de pourpre posé sur une montagne argent représentant la Pique Longue dans le massif du Vignemale, point culminant des Pyrénées françaises.

L’héraldique est bien respectée par ses émaux et ses meubles.

C.R.S. 53 - Marseille (13)
1 – Définition des différents ornements.

La vierge et l’enfant :

Statue qui domine l’ensemble de la ville de Marseille et qui représente la Vierge Marie portant dans ses bras l’enfant. Elle est placée au point culminant de la cathédrale de Notre Dame de la Garde (appelée communément La Bonne Mère) et veille traditionnellement sur tous les habitants de Marseille.

Un fait remarquable est cependant intéressant de noter : depuis le 1er juillet 1952, la CRS 53 (anciennement CRS 165) est implantée de manière coïncidente sur un vaste domaine portant le nom de « Domaine de la Madone », dont la représentativité est celle de la Vierge.

Les armoiries de la ville de Marseille :

Formé par un écu de type français dans lequel on retrouve une croix alésée composée du Pal et de la Fasce, les armes de cette cité sont de couleur argent et azur. Elles ne sont que le symbole même de la chrétienté d’antan portant des couleurs rappelant la royauté (l’argent : le blanc virginal et l’azur : le sang bleu de la noblesse).

La galère grecque stylisée :

Cette symbolique rappelle de façon très précise la fondation de la ville de Marseille (Massalia) au VIème siècle av. J.C. par des marins venus de la citée grecque d'Ionie : Phocée. C’est pourquoi, par ailleurs, Marseille est surnommée la cité phocéenne et cette galère n’est que la pure expression directe de ceci et de la tradition maritime de cette ville tournée vers la Méditerranée.

2 – Positionnement des différents ornements.

Il s’agit d’un écu de type français moderne avec une filière d’or. Au centre de cet encadrement apparaît le nom même de la CRS 53 partant de dextre à senestre que l’on pourrait amalgamer à un soutien.

En dessous de ce soutien, un écu comportant une partition par un trait oblique de type taille qui délimite deux parties commençant par le « canton dextre du chef » et allant jusqu’au trait de partition et qui va du « canton senestre du chef » pour finir sur le « flanc dextre ».

Dans cette zone, on distingue les armoiries de la ville de Marseille composées d’une croix alésée azur sur un fond d’argent ainsi que « la vierge et l’enfant » situés plus particulièrement dans l’abîme de l’écu et qui surplombent en s’appuyant sur une fine cotice d’or la galère phénicienne située dans une seconde zone de taille. C’est dans cette partie que l’on retrouve la galère d’argent avec une voile pourpre, une bannière d’or dont la proue est dirigée vers la Bonne Mère, sur une mer azur et un ciel bleu.

3 – Héraldique de l’insigne proprement dite.

« De pourpre dans la mi-partie du taillé, d’argent à la croix d’azur dans le canton dextre
du chef, la vierge dans l’abîme sur le trait et de l’azur de la mer d’argent à la voile pourpre et la bannière d’or,
la galère vogue la proue dirigée du flan senestre vers dextre jusqu’à la pointe sous le ciel bleu ».

C.R.S. 54 - Marseille (13)
En canton du chef dextre : Le blason de la ville de Marseille (d’argent à la croix d’azur). La croix symbolise la tradition chrétienne.

En canton du chef senestre : Les armes de Provence (d’azur à une fleur de lys d’or surmontée d’un lambel à trois pendants de gueules).

En canton de la pointe dextre : Les armes des comtes d’Anjou et comtes de Provence.
Dans la deuxième moitié du XIIIème siècle, après de multiples péripéties, Marseille tombe dans l'escarcelle du roi Charles d'Anjou, devenu par mariage Comte de Provence. L'avant-dernier des Comtes de Provence, René d'Anjou, est resté célèbre sous l'appellation (quelque peu erronée), de "bon roi René".

En canton de la pointe senestre : La croix de Jérusalem.
(croix potencée cantonnée de quatre croisettes)
Les 5, 6 ,7 et 8èmes croisades se sont embarquées à Marseille et à Aigues-Mortes (port aujourd’hui ensablé).

C.R.S. 55 - Marseille (13)
 Sur la partie gauche de l’insigne (à dextre) se trouvent dessinés la mer, le soleil et une mouette, représentant la région Méditerranéenne.

Sur la partie droite (à senestre) se trouve l’écusson de la ville de Marseille sur fond composé de bandes verticales rouges et or représentant les couleurs de la Provence.

La croix est le symbole choisi par les Marseillais au XIIème siècle pour inspirer confiance aux croisés et les attirer vers le port.

C.R.S. 56 - Montpellier (34)
L’insigne de la compagnie représente le Languedoc et la ville de Montpellier.

Les couleurs de l’écu sont le rouge (couleur de l’emblème du Languedoc) et le bleu (couleur de fond des armoiries de la ville).

Dans la partie rouge se trouve la croix de Toulouse ou croix de Languedoc. Dans la partie bleue est représenté le château d’eau dominant la promenade du Pêyrou. Il reçoit les eaux de la source Saint-Clément et alimente les nombreuses fontaines de la ville et c'est autour de cette colline que Montpellier s’est édifiée au fil des ans.

Enfin, dans le bas, quelques vagues rappellent que le département de l’Hérault a une large ouverture sur la mer.

C.R.S. 57 - Carcassonne (11)
L’écusson s’inspire des armes de Carcassonne.

    Ce blason représente un écu à fond d’azur, semé de fleurs de lys d’or, au centre, la porte Narbonnaise stylisée, au cœur de la porte, un blason à fond de gueule sur lequel figure l’agneau Pascal, symboles du retour de la ville à la foi catholique et de sa soumission au roi.

    Les trois couleurs sont celles du drapeau français, le motif central de la porte Narbonnaise se voyant rajouter le donjon du château central, l’agneau Pascal ne convenant pas à la vocation républicaine et laïque laissera place à une croix cléchée dite croix de Toulouse plus connue sous le nom de croix Occitane.

    Les fleurs de lys seront stylisées et resteront au nombre de trois sur le bandeau azur. Leur nombre réduit peut faire croire que le ralliement de Carcassonne au Roi de France est postérieur au XIVème siècle. Ce choix délibéré, que pardonneront les puristes, n’est dicté que par un souci esthétique et n’enlève en rien l’attachement sentimental que les habitants portent à leur cité et à son histoire.

C.R.S. 58 - Perpignan (66)
     Au fond de l’insigne, le drapeau catalan couvrant le massif des Pyrénées Orientales (le Canigou) rappelant qu’intervient depuis 1957, une section de secours en montagne devenue depuis le 1er janvier 2015 la CRS Pyrénées.

    L'origine du drapeau Catalan vient, selon la légende, que Charles le Chauve, qu'en 870, donna à Guifred le Velu, les comtés d’Urgell et de Cerdagne et lui demanda de lui prêter main-forte contre les Normands à Compiègne (60). Dans la bataille, Guifred est atteint par une flèche. Le soir, l’empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d’or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifred et trace, d’un geste, les quatre barres rouges donnant ainsi à la Catalogne, ses armoiries d’or à quatre pals de gueules.

    Au premier plan est représenté, au bord de la mer Méditerranée, le château du Castillet. Ce haut château fort de brique était, à l'origine de sa construction au XIVème siècle, la porte principale de la ville. Elle protégeait à la fois contre l'envahisseur, mais aussi contre les débordements d'une cité souvent frondeuse. Transformé en prison aux XVIIIème et XVIIIème siècles, il abrite désormais la Casa Pairal (maison des ancêtres), musée d'Arts et Traditions populaires catalanes.

C.R.S. 59 Ollioules (83)
    Taillé d’azur, à l’escarre d’or et d’argent à l’olivier de sinople avec en canton du chef dextre les armes des comtes de Provence.

    Le créateur de l’insigne de la CRS 59 a voulu regrouper sur l’écusson l’olivier, symbole de la ville d’Ollioules (83), une partie des armoiries de la ville de Toulon (83) et dans le quart supérieur gauche les armes des comtes de Provence.

C.R.S. 60 - Avignon (Montfavet (84)
 L’insigne reprend les armes de la ville d’Avignon (84).

La devise "unguibus et rostro" (à bec et à griffes) évoque les deux gerfauts (ou aigles) qui soutiennent parfois l'écu aux armes d'Avignon, souvenir de son ancienne appartenance au Saint Empire Romain Germanique. Les clefs apparurent en 1348 lorsque le pape français Clément VI acheta Avignon à la reine Jeanne, comtesse de Provence. Celles-ci rappellent à la fois le Saint Siège (les clefs de Saint Pierre) et les trois syndics qui gouvernaient la ville, auxquels le pape romain Sixte IV permit de se nommer consuls (XVème siècle).



 
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  Révision : 28 oct. 2016