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Province de Champagne :
D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre potencées d'or.

Province de Bourgogne
:
Écartelé : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules, au deuxième bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules.
Province de Franche-Comté :
D'azur semé de billettes d'or au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.

Province d'Alsace :
Parti : au premier de gueules à la barre d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même, au second aussi de gueules à la bande d'or accompagnée de six couronnes du même, trois en chef et trois renversées en pointe.
Province de Lorraine : D''or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Sur le tout, le blason de la ville de Metz : Parti d'argent et de sable.
 
CRS 23
Charleville-Mézières
CRS 30
Metz
CRS 33
Reims
CRS 35
Troyes
CRS 36
Thionville
CRS 37
Strasbourg
CRS 38
Mulhouse
CRS 39
Nancy
CRS 40
Dijon
CRS 43
Chalon-sur-Saône
CRS 44
Joigny
 
CRS 23 Charleville-Mézières
     L’insigne de la compagnie est composé, d’une part, de l’intégralité du blason de la Principauté de Sedan (08) rattachée à la France en 1642.

    C’est ainsi qu’apparaît le sanglier, symbole indéfectible des Ardennes, devant son chêne, le tout sur fond de forêt inextricable.

    D’autre part, il ne saurait être question des Ardennes sans évoquer sa célèbre vallée matérialisée sur l’insigne par le rocher des « quatre fils Aymon », dominant la Meuse.1

    L’insigne de la CRS 23 est l’un des rares emblèmes des CRS à représenter une « image d’Épinal ».

1) Légende raconte les mésaventures de 4 frères opposés à Charlemagne et qui furent transformés en pierre au moment où ils franchissaient le plateau d’Ardenne sur le célèbre cheval Bayard.

C.R.S. 30 - Metz (Châtel-Saint-Germain (57)
   L’insigne de l’unité représente le « Graoully » supportant le blason de la ville de Metz (57) lui-même surmonté de remparts crénelés rappelant que Metz est une ancienne ville fortifiée.

    Les couleurs blanches et noires de la ville sont apparues vers la fin du XIVéme siècle et symbolisent la vie et la mort, le bien et le mal.

    L'origine du « Graoully », monstre à bec de canard qui n’a que deux pattes, remonte au Ier siècle et la légende date du moyen-âge. Sa tête fut découverte en 1913 sur les bords de la Seille près de la gare de marchandise.

    Saint Clément, 1er évêque de Metz, montra en les reptiles vivants, l'incarnation de Satan et les affronta dans leur repaire dans l'amphithéâtre romain en ruines rendant l’approche impossible car leur haleine avait empoisonné la contrée. Liant le plus grand de ces serpents en l'entourant de son étole, Saint Clément l'entraîna jusqu'au bord de la Seille et lui ordonna au nom de la Sainte Trinité de passer le fleuve et de disparaître.

C.R.S. 33 - Reims (51)
L’insigne de l’unité présente :

En chef : Trois lys d’or sur fond d’azur rappellent que Reims (51) est la ville royale des sacres depuis le baptême de Clovis par l’évêque Saint-Rémi en 496.

Tranche : A dextre : d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre potencées d'or des comtes de Champagne que commença en 923 la lignée avec Herbert de Vermandois. Les grecques d’or de champagne et la bande d’argent, évoque la province d’origine et le premier nom du G.M.R. « Champagne ».

A senestre : la cathédrale de Reims sur fond d’argent retrace le passé historique de la ville et sa vocation touristique.

C.R.S. 35 - Troyes (10)
« D’azur à la bande d’argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre potencées de treize pièces d’or, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or rangées en fascé ».

L’insigne de la CRS représente les armes de la ville de Troyes.

Représentant elles-mêmes celles de Champagne ; les potences (du latin potentia : puissance) des cotices symbolisent les châtellenies relevant des comtes de Champagne.

Le chef aux fleurs de lys marque son rattachement à la couronne de France.

C.R.S. 36 - Thionville (Châtel-Saint-Germain (57)
Tranché d’azur : Le château fortifié de trois tours crénelées d’or est timbré de la couronne murale à cinq tours crénelées d’or représente les armoiries de Thionville (57). Dans ce dessin figure l'ancien sceau dont se servaient les autorités de la ville-forteresse à travers les siècles.


Tranché de gueules : Au lion d’or contourné et couché tenant dans sa patte antérieure gauche un écu d’azur à la croix de lorraine ou croix d’Anjou, emblème des ducs d’Anjou devenus ducs de lorraine. Le lion ainsi présenté représente la souveraineté.

C.R.S. 37 - Strasbourg (67)
   Sur fond de gueule à la bande d’or, accompagné en chef de trois couronnes d’or et frappé du même métal, la cathédrale d’Argentoratum1 cet «ange rose» qui veille sur la plaine d'Alsace, apparaît comme un des grands monuments historiques du patrimoine français.

    Le blason est aux armes du landgraviat de la Haute-Alsace qui devint propriété de la maison de Habsbourg en 1130. Le choix des couronnes comme meubles, qui date de 1418, traduit les aspirations des Habsbourg à la royauté et s'est sans doute inspiré des trois couronnes, emblèmes des Trois rois mages dont le culte était répandu dans la vallée du Rhin. Ces dernières furent introduites dans le balcon de l’Alsace au lendemain du traité de Westphalie en 1648 qui mit fin à la guerre de Trente Ans et par lequel l’Alsace fut rattachée au royaume de France.

1) Le village de chasseurs et de pêcheurs gaulois devint, en l'an 12 av JC., Argentoratum, un important camp fortifié romain.

C.R.S. 38 - Mulhouse (Illzach-Modenheim (68)
   Les trois couronnes, en haut de l’insigne, représentent la partie Haut-rhinoise (haute Alsace) du drapeau ducal alsacien. Le choix de celles-ci comme meubles, qui date de 1418, traduit les aspirations des Habsbourg à la royauté et s'est sans doute inspiré des trois couronnes, emblèmes des Trois rois mages dont le culte était répandu dans la vallée du Rhin.

    Selon la légende, Mulhouse serait née un soir d'hiver, lorsque la fille d'un meunier recueillit un guerrier épuisé. De leur union naquit le village de «mülhausen» (maison du moulin) symbolisé par une roue à huit aubes.

    La cigogne est un symbole de fertilité dans l’imagerie populaire d’Alsace, elle est un oiseau de bon augure, et sa symbolique la plus célèbre l’associe aux naissances. D’après D. Lerch, la première trace de la légende de la cigogne porteuse de bébés remonterait à 1840. Elle nous est parvenue grâce à l’imagerie populaire du graveur J.-F. Wentzel.

C.R.S. 39 - Nancy (Jarville-la-Malgrange (54)
Écusson d’or se décomposant ainsi :

    - Bande de gueules à trois alérions d’argent.
    - Chardon sur tranché du canton du chef sénestre.
    - Croix de lorraine sur canton de la pointe dextre.

    La légende dit que, au siège de Jérusalem, Godefroi de Bouillon, Duc de Basse Lorraine, remarque trois alérions identiques s’élevant dans les airs d’un même mouvement. Se saisissant de son arc, il tira une seule et même flèche qui transperce et unit les trois alérions, réalisant ainsi le présage attendu pour désigner le roi de Jérusalem. En héraldique, les alérions sont en fait de tous petits aigles dépourvus de bec et de serres, c’est-à-dire pacifiques. Ils symbolisent ici Dieu, qui est Un et Trois à la fois. Il plaça ces trois alérions dans ses armes en souvenir de cet exploit. Alérion est l’anagramme du mot lorrain «LOREINA»

    Le chardon de Nancy (54) fut l’emblème du Duc René II. Après 1477, les Lorrains s’approprièrent l’emblème de leur souverain et devint le symbole de l’énergique résistance de la ville à Charles le Téméraire. Celui-ci est considéré comme une allusion à la résistance nationale contre l’ennemi Bourguignon : «Non Inultus Premor» (qui s’y frotte s’y pique).

    La croix de Lorraine, transmise par les Ducs d’Anjou, devenus Ducs de Lorraine en 1473, représente un reliquaire avec un double croisillon. Elle devint l’emblème de la France Libre lorsque le capitaine de corvette Thierry d’Argenlieu écrivit en 1940 à De Gaulle qu’il fallait aux Français libres une croix pour lutter contre la croix gammée.

C.R.S. 40 - Dijon (Plombières-lès-Dijon (21)
L’insigne représente les armoiries de Bourgogne et de Franche-Comté.

    A dextre : les armes de Bourgogne ; en haut, les armes des ducs de la dynastie des Valois, dont le premier fut en 1363 Philippe le Hardi, duc de Touraine. En bas, les armes de la dynastie des ducs de Bourgogne capétiens fondée en 1032 par Robert Ier le Vieux.

    A senestre : les armes de Franche-Comté ; le blason porte les armes d'Othon IV, comte palatin de Bourgogne en 1286.

C.R.S. 43 - Chalon-sur-Saône (71)
   Description de l’insigne compagnie :

- Ecartelé 1 et 4 : Les armes des ducs de Bourgogne : à dextre supérieur, celles des ducs de la race Valois (XIVème siècle), à sénestre inférieur, celles des ducs capétiens (XIème siècle).

- Ecartelé 2 : D’azur à trois annelets d’or : armes de Chalon-sur-Saône. Les annelets symboliseraient les murs de briques formant défense de la ville gallo-romaine de Cabilonnum.

- Ecartelé 3 : La Légion d'honneur. Ardent bonapartistes, les Chalonnais s'illustrèrent en 1814 par leur résistance à l'invasion autrichienne. En récompense, Chalon fut une des rares villes décorées de la Légion d'honneur par l'empereur Napoléon Ier pendant les Cent jours.

C.R.S. 44 - Joigny (89)
    Le lion représente les armoiries du comté de Bourgogne (Franche-Comté) et de la ville d’Auxerre (89), où l’unité est implantée de 1945 à 1947. (Après les ères des invasions, la ville fut le siège d'un comté que possédaient les comtes de Nevers, d'où les armes de la ville).

    Les armes de la ville de Joigny : les remparts rappellent les armes comtales de la dynastie des Noyers (1337-1603). La ville enserrée dans ses murailles rappelle le premier sceau de la cité en 1398. Sur l'ouverture de la porte un maillet le manche en haut. Cet outil fut longtemps utilisé par les vignerons et tonneliers. La tradition veut que les habitants de Joigny (89) aient utilisé leur maillet pour prendre d'assaut le château en 1420. Peut-être qu'ils s'en sont servis aussi pour se défendre au cours des siècles (le maillet était aussi une arme).
    Le nom de maillotin qu'on donne encore souvent aux habitants de Joigny, (le terme «Jovinien» n'apparaît qu'au XIXème siècle) viendrait donc du maillet dont se servaient autrefois les vignerons et tonneliers.


 
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  Révision : 21 févr. 2016